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Al-Qaida hostages released

April 23, 2009

Al-Qaida in the Islamic Maghreb (AQIM) has released four hostages held in northern Mali or thereabouts. Two Canadian diplomats and two female European tourists have been set free. Robert Fowler, the UN special envoy to Niger, was kidnapped there with a colleague and spirited away to some desert hideout, while the female tourists were part of a group of four taken later. The other two members of that group remain in captivity.

More evidence, as if it was needed, that AQIM’s Saharan bands are a semi-criminal racket more interested in making ransom money than slashing infidels’ throats Iraqi-style. Fowler was, to the best of my knowledge, the biggest catch that any al-Qaida branch has ever made, and if bin Ladin/Zawahiri had had any influence over this part of the world, I predict we would have seen a very different ending.

Also:

Tuareg rebels from the Front For Forces of Redress retracted their initial statement claiming responsibility for the kidnapping, saying their Web site had been hacked.

“My website was hacked” is a Tamashek expression meaning approximately:

Rather than dealing with this negotiation crap ourselves, we traded whitey to more experienced hostage-takers for a box of AK-47s and a pickup full of counterfeit Marlboros.

25 Comments leave one →
  1. Tidinit permalink
    April 27, 2009 11:23

    The response from Algiers to ATT’s interview did not wait. This is the second reaction from Algiers to releasing hostages through ransom. The first one was regarding the release against ransom of the Austrians: the response was bad, but not like this one. I never understood why that reacton and it is now bery, very, very clear why. ATT playing a dangerous game, if someone give credit to what Mounir of la Liberté is saying.

    Thanks Alle for this great subject. Hope everyone reads French.

    ================

    Après les allégations du président Touré : Quand le Mali protège le GSPC

    Nouakchott a même engagé une vaste opération militaire qui a permis de déloger les terroristes de leurs refuges à Hassi Echourad, au nord du Mali, au grand désarroi de Bamako qui n’a pas su ou voulu le faire.

    L’Algérie a toujours cru que le Mali, comme incarné par Amadaou Toumani Touré (ATT), est un pays sur lequel elle pouvait compter dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Mais au regard des récentes déclarations du président malien, on est en droit de s’interroger sur la santé mentale du régime de Bamako.

    Le festival de contre-vérités émises par le président malien dans les colonnes d’un confrère interpelle les connaisseurs de la région du Sahel. Le Mali, longtemps considéré comme une préoccupation sécuritaire majeure dans la région du Sahel, possède tous les moyens pour ne plus être le pays à la traîne dans la lutte antiterroriste, mais au regard des affirmations hasardeuses du président malien, Bamako semble pratiquer l’amnésie volontaire.
    D’abord, le président omet de dire que le Mali est préoccupant actuellement à plus d’un titre. Le sanctuaire qu’il offre et l’impunité qu’il accorde aux deux groupes terroristes de la branche sahélienne du GSPC sont une réalité intangible.

    Le laxisme, sinon la complicité, à l’égard des réseaux de trafic de drogue a pris une telle ampleur que non seulement le cannabis marocain transite par le Mali, mais tous les réseaux de la cocaïne et plus récemment, ceux de l’héroïne.

    Le troisième grief qui peut être fait au Mali d’ATT est cette incapacité chronique à mettre fin à la dissidence touarègue et à respecter les engagements pris lors de l’accord d’Alger du 4 juillet 2006.

    Le nord du Mali aussi grand que la Belgique

    Mais examinons de plus près l’argumentaire du président malien. D’abord sur le point des accords d’Alger. ATT déclare que la totalité des armes des rebelles touaregs n’a pas été déposée. Ce qui est une des rares vérités émises par le président malien. Mais ce qu’il n’explique pas, c’est comment les armes en bon état rendues par les Touaregs aux militaires maliens dans le cadre des accords de paix se retrouvent entre les mains de certains terroristes abattus récemment au Sahara ! Les numéros de série faisant foi.

    Le président malien nie le fait que le GSPC utilise toute la largeur de la bande sahélienne au nord du Mali pour se déplacer ou prendre racine. La présence du GSPC est signalée dans plusieurs localités maliennes telles que Tombouctou, Araouane, Taoudenni, Tessalit, Al-Khallil, Hassi Ichourad, Hassi Essala ou le mont Tadac.

    Toute cette région est infestée de terroristes d’Al-Qaïda Maghreb et les témoignages des otages européens enlevés en 2003, en 2008 ou en 2009, précisent que ces régions ont servi de lieu de détention ou aux transactions pour leur libération.

    La bande désertique citée par le président malien est réelle, mais celle-ci se trouve en plein territoire malien, aussi grand que la Belgique, où la présence de l’État malien est fantomatique et dont les terroristes ont fait le principal sanctuaire.

    Bamako, le mauvais élève du Sahel

    Assez subtilement, le président malien souligne que les prises d’otages des Européens ont eu lieu en Algérie ou en Tunisie, accusant à demi-mot ces États. Il omet juste de préciser que les quatre touristes européens kidnappés le 22 janvier dernier l’ont été en territoire malien, à 10 kilomètres de la localité frontalière nigérienne de Chigoden.

    Le président malien se défausse également sur ses voisins sahéliens accusant les autres États sahélo-sahéliens de “passivité”. Ce qui est un comble. Car comment peut-on accuser le Niger qui, malgré des moyens militaires rudimentaires et une famine endémique, n’a pas hésité à attaquer à plusieurs reprises les bases et les convois du GSPC en 1998, en 2004 et en 2005 ? Des attaques qui ont coûté la vie à des soldats nigériens.

    Comment peut-on stigmatiser le Tchad qui, en mars 2004, a attaqué la base d’Abderezzak El-Para et neutralisé 15 terroristes. Même les mouvements rebelles tchadiens, tels que le MDJT, ont contribué à lutter contre le terrorisme au Sahel en livrant le même El-Para à la Libye, puis à l’Algérie pour y être jugé.

    Peut-il réellement accuser la Mauritanie qui, malgré l’instabilité politique, a arrêté 7 terroristes du GSPC Sahel du groupe de Mokhtar Belmokhtar, après l’attaque de la caserne d’El-M’riti en juin 2005. Nouakchott a même engagé une vaste opération militaire qui a permis de déloger les terroristes de leurs refuges à Hassi Echourad, au nord du Mali, au grand désarroi de Bamako qui n’a pas su ou voulu le faire.

    Même les mouvements touaregs, dénigrés par ATT, comme celui de “l’alliance du 23 mai pour le changement” ont participé à l’effort de guerre contre le terrorisme dans le Sahel en neutralisant le groupe d’Ahmed Zerfaoui, listé par l’ONU.

    10 tonnes d’amonitrate viennent du Sahel

    La conclusion qui s’impose d’elle-même est que Bamako est le cancre de la région en matière de lutte antiterroriste. Le Mali est tellement obsédé par régler son compte au mouvement touareg qu’il donne sa protection aux groupes terroristes et ferme les yeux sur les réseaux de trafic de drogue qui enrichissent les seigneurs de guerre de la région.

    Le pacte tacite entre Bamako et le GSPC semble clair. Selon un repenti, les Salafistes ont même créé une cellule pour se renseigner sur les mouvements des rebelles touaregs et fournissent des tuyaux aux services secrets maliens. Ces derniers semblent, à l’instar d’autres gouvernements qui préfèrent négocier avec le terrorisme au lieu de le combattre, persuader le GSPC de ne pas attaquer des cibles au Mali ou de pénétrer de manière voyante dans les centres urbains.

    On est en droit de s’interroger aussi sur le renflouement des effectifs terroristes puisque les salafistes interpellés dans les grands centres urbains ne sont pas emprisonnés, mais renvoyés dans la zone du GSPC au nord du mali comme ce fut le cas avec trois Mauritaniens du groupe Belmokhtar.

    Quant à l’argent des rançons, il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire pour Bamako. Comme celle qui concerne les deux millions d’euros, saisis dans la ville de Mopti, chez le frère de l’otage autrichien et dont on ne connaît pas le destinataire. Ou encore tous les achats d’explosifs et d’armement effectués par Al-Qaïda Maghreb dans le Sahel et expédiés vers le nord algérien comme dans l’affaire des 10 tonnes d’amonitrate réceptionnées par Droukdel et qui servent à tuer des Algériens dans les attentats kamikazes.

    Cette liste non exhaustive des oublis du président malien qui considère les groupes terroristes comme étant d’essence “nationaliste” ! Elle laisse incrédule les observateurs de la scène sahélienne. Quand on a un passif aussi lourd à l’égard du terrorisme international, on se demande pourquoi la communauté internationale s’acharne sur le Soudanais Omar El-Bachir cloué au pilori du TPI pour moins que ça.

    Mounir B.

  2. Tidinit permalink
    April 28, 2009 05:14

    Algiers accuses Bamako, Tripoli and Ouagadougou of waging a war against Algeria through supporting AQMI. This is very serious and I think we will know soon who is behind all these well-fed, well organized and wel supported AQMI. In reading here and there, it seems that Bamako and Tripoli are one of the culprits. Any other(s)? From Ennahar with the link blow.Algiers has been pissed-off for some time with ATT over these ransom payments to AQMI.

    http://www.ennaharonline.com/fr/news/1735.html?print

  3. April 28, 2009 10:38

    So a slight change in your theory: Algeria is no longer the perpetrator, it’s the victim?

    For what it’s worth, el-Nahar is not representative of “Algiers”. It’s a private newspapers that undoubtedly represents someone or something in Algerian politics, but most definitely not the government.

  4. Tidinit permalink
    April 29, 2009 02:44

    Depend Alle. What about la Liberté? And the rest? Through which channel the Algerian government expresses itself to the rest of us when it is pissed-off and feel double-crossed? There is no other conduit but the press close to it. We do it all the time in Nouakchott.

    I am looking at the facts: what is now going on. My theory stands: read ATT’s interview and check the reaction just after. If ATT has made a deal with AQMI, why then just after the GSPC attacks? Note that we had only AQMI and we hear now from GSPC. As I said before only Allah and the culprits know what is going on. One thing is certain: states are behind this. There is no AQMI on its own. There are may be 2 AQMIs/GSPCs. The bottom line is that the killing of innocent Algerian, Malian, Mauritanian and Moroccan, among others, should really stop. The rest is personal perception of who is doing what. Definitively states are behind this.

  5. April 29, 2009 18:50

    1l. Liberté is not the same as en-Nahar.
    3. Liberté is close to RCD, a party that is opposed to Bouteflika’s government.
    3. So you keep telling me, but where’s the actual evidence? And you seem to be pointing to a different puppetmaster every week… first it was Gen. Abdelaziz in Mauritania, then it was Algeria, then Israel, now it’s Libya. Or Mali?

  6. April 29, 2009 18:51

    uh, 3 = 2.

  7. April 29, 2009 20:06

    There are several inter-related misconceptions in the “Algiers V. Bamako” analysis above: that entities (governments, rebel groups, “bandits”, “terrorists”) are unitary; that support of one entity for another indicates control or even shared aims; that this “event” (kidnapping) is a single thing with a single cause, and not the outcome of a lot of decisions by a lot of actors.

    ATT and other top level people in Bamako are upset that they’re getting all the international pressure (and bad press) to resolve this, while the much discussed pan-sahel security initiatives (either with Algeria or the 2005 deal with the US) don’t actually deliver much. Not a big fan, but who can blame him?

    The fact is that elements in governments (local, national, and distant), traditional leaderships, current and former rebel groups, and the various armed forces (internal and military) ALL are benefiting from the lack of central control in the desert, some for conflicting reasons. Even if ATT et al do really want this to change, they can’t even rely on their own institutions in the north to be honest actors. Let alone those across Mali’s borders.

  8. Tidinit permalink
    April 30, 2009 12:33

    Alle,

    You are the specialist. You tell us then.

  9. April 30, 2009 22:55

    I’m not a specialist, and I’m not saying I know what is going on. I’m saying I don’t know, and I’ve seen no good reason to make up my mind in favor of the much less likely theory that AQIM is a puppet organization. I’m very open to proposals that there is some lesser level of manipulation going on, but I haven’t seen proof of that either.

  10. Tidinit permalink
    May 1, 2009 09:34

    Interesting. For the full article see the link below
    =====

    http://www.ww4report.com/node/7239

    Examining the Record: The Sahel

    Less in the news, but also disturbing because of the wide range of countries involved in both North and West Africa, is the US military involvement in the Sahara and Sahel region, now under AFRICOM. Operation Enduring Freedom Trans Sahara (OEF-TS) provides military support to the Trans-Sahara Counter Terrorism Partnership (TSCTP) program, which comprises the United States and eleven African countries: Algeria, Burkina Faso, Libya, Morocco, Tunisia, Chad, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, and Senegal. Its goals are defined on the AFRICOM web site as “to assist traditionally moderate Muslim governments and populations in the Trans-Sahara region to combat the spread of extremist ideology and terrorism in the region.” It builds on the former Pan Sahel Initiative, which was operational from 2002 to 2004, and draws on resources from the Department of State and USAID as well as the Department of Defense.
    Operational support comes from another task force, Joint Task Force Aztec Silence (JTFAS), created in December 2003 under EUCOM. JTFAS was specifically charged with conducting surveillance operations using the assets of the US Sixth Fleet and to share information, along with intelligence collected by US intelligence agencies, with local military forces. Among other assets, it deploys a squadron of US Navy P-3 Orion maritime patrol aircraft based in Sigonella, Sicily.
    In March 2004, P-3 aircraft from this squadron and reportedly operating from the southern Algerian base at Tamanrasset were deployed to monitor and gather intelligence on the movements of Algerian Salafist guerrillas operating in Chad and to pass on this intelligence to Chadian forces engaged in combat against the guerrillas. In September 2007, an American C-130 “Hercules” cargo plane stationed in Bamako, the capital of Mali, as part of the Flintlock 2007 exercises, was deployed to resupply Malian counter-insurgency units engaged in fighting with Tuareg forces and was hit by Tuareg ground fire. No US personnel were injured and the plane returned safely to the capital, but the incident signaled a significant extension of the US role in counter-insurgency warfare in the region.
    These operations illustrate how strengthening counterinsurgency capacity proves either counterproductive or irrelevant as a response to African security issues—which may include real links to global terrorist networks but are for the most part focused on specific national and local realities. On an international scale, the impact of violent Islamic extremism in North Africa has direct implications in Europe, but its bases are urban communities and the North African diaspora in Europe, rather than the Sahara-Sahel hinterland. Insurgencies along the Sahara-Sahel divide, in Mali, Niger, and Chad, reflect ethnic and regional realities rather than extensions of global terrorism. The militarily powerful North African regimes, Morocco, Algeria, Tunisia, and Libya, have very distinct experiences with Islamic extremism. But none have a record of stability based on democratic accountability to civil society. And associating all threats to security in Nigeria with the threat of extremist Islam is a bizarre stereotype ignoring that country’s real problems.
    In his November 2007 paper on AFRICOM, cited above, Berschinski noted that the United States and Algeria exaggerated the threat from the small rebel group GSPC (Salafist Group for Preaching and Combat), officially allied with al-Qaeda. A scary, if geographically inappropriate, headline in Air Force Magazine in November 2004, heralded the threat from a “Swamp of Terror in the Sahara.” The emphasis on counterinsurgency, Berschinski argues, has disrupted traditional trade networks and allowed local governments to neglect the need for finding negotiated solutions to concerns of Tuareg areas and other neglected regions. In the case of Mali, Robert Pringle—a former US ambassador to that country—has noted that the US emphasis on anti-terrorism and radical Islam is out of touch with both the country’s history and Malian perceptions of current threats to their own security. The specifics of each country differ, but the common reality is that the benefits of US collaboration with local militaries in building counterinsurgency capacity haven’t been demonstrated.
    Cases to the contrary, however, aren’t hard to find. In Mauritania, Gen. Mohamed Ould Abdelaziz overthrew the elected government in August 2008, leading to sanctions from the African Union and suspension of all but humanitarian aid from France and the United States. US aid to Mauritania for the 2008 fiscal year that was suspended included $15 million in military-to-military funding, as well as $4 million for peacekeeping training—and only $3 million in development assistance. More generally, the common argument that US military aid promotes values of respect for democracy is decisively contradicted by what resulted in Latin America from decades of US training of the region’s military officers. If democratic institutions are not already strong, strengthening military forces is most likely to increase the chances of military interventions in politics.

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